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La république des lettres

Lettres, livres & littérature

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Commentaire sur "Il faut savoir finir un roman", de Pierre Assouline

La république des lettres —

"Puisque l’air du temps est à « l’invention » sinon au « making of » d’une œuvre, attendons-nous à voir apparaître de plus en de livres qui intègreront dans leur édition l’explication du comment et du pourquoi en préface, et une visite dans l’atelier de l’artiste en postface. Remarquez, ce n’est pas d’aujourd’hui puisque c’était déjà un peu le propos du Journal des « Faux-monnayeurs » de Gide, du Journal du « Docteur Faustus » de Thomas Mann, de La Fabrique du pré de Francis Ponge… (la liste n’est pas exhaustive). La fin, c’est le point de vue du créateur. Ce n’est pas au lecteur de choisir. "

La suite de l'article se trouve en cliquant sur le lien infra.

Cette réflexion de Pierre Assouline (et on ne se lasse jamais de lire sa prose!) m'interpelle car je fais partie de ces auteurs qui ont intégré dans "leur édition l’explication du comment et du pourquoi" en POSTFACE... à la demande de mon éditeur Les 2 Encres, bien sûr!

Il ne s'agissait pas de "Getting the words right", comme dirait Ernest Hemingway, mais de proposer des clefs, des indices, à ceux qui souhaiteraient aller au-delà de la première lecture émotionnelle afin de déplier un texte qui pourrait être riche d'interprétations.

Je n'ai jamais considéré cette postface (pp.65-67) comme un « making of », catégorie que j'aurais pu ajouter à mon "Panorama du roman australien des origines à nos jours" (Paris: Hermann / Collection Savoirs Lettres, 2009) en cours de réimpression, puisque cette histoire littéraire de l'Australie file la métaphore filmique d'un bout à l'autre de l'ouvrage.

La postface de "Un Doux petit rêveur" (Montmoreau: Les 2 encres, 2012) m'a permis d'ancrer cette fable dans la zone Pacifique, car la fable, en tant que genre littéraire, condamne le récit à l'imprécision. Je tenais à ce que mes concitoyens sachent que j'ai écrit cette histoire en pensant également à eux.

Bonne lecture.

Jean-François Vernay

http://jean-francoisvernay.blogspot.com

Ernest Hemingway (1899-1961) en 1939

Ernest Hemingway (1899-1961) en 1939

Puisque l’air du temps est à « l’invention » sinon au « making of » d’une œuvre, attendons-nous à voir apparaître de plus en de livres qui intègreront dans leur édition l’explication du comment et du pourquoi en préface, et une visite dans l’atelier de l’artiste en postface.

Pierre Assouline

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